Regain de popularité du Christianisme
L’évangélisme, couramment nommé christianisme évangélique, protestantisme évangélique ou encore par l’anglicisme évangélicalisme, est un mouvement au sein du christianisme.
Le terme « évangélique » est au départ un simple adjectif découlant du mot évangile. L’évangélisme a ses origines dans la Réforme protestante du XVIe siècle et les mouvements de Réveil qui ont suivi. L’évangélisme plonge plus particulièrement ses racines dans la Réforme radicale du XVIe siècle et sa conception de l’Église de professants.
Les principaux mouvements d’églises évangéliques sont l’anabaptisme, le baptisme, le pentecôtisme, le mouvement charismatique, le mouvement néo-charismatique et ce que l’on réunit souvent sous le terme de sionisme chrétien, à la fois mouvement spécifique actif politiquement (prônant que le sionisme est l’occasion historique de l’advenue prochaine de la Jérusalem Céleste et le soutien) et tendance qui implique d’autres courants évangélistes.
L’évangélisme est également présent dans d’autres branches du protestantisme. La plupart des confessions chrétiennes évangéliques sont regroupées dans l’Alliance évangélique mondiale.
Le mot « évangélique » est souvent confondu, à tort, avec le mot « évangéliste », qui désigne les auteurs des évangiles canoniques ou un ministère spécifique chargé de l’évangélisation.
Les chrétiens évangéliques ont essentiellement en commun l’importance qu’ils accordent à la conversion individuelle relevant d’un choix personnel et, par suite, de l’expérience de la « rencontre avec le Christ ». Ceci implique donc un changement de vie et une relation individuelle avec Dieu s’articulant autour de la lecture de la Bible et de la communion par la prière (personnelle ou en communauté). Le premier point de distinction d’une église chrétienne évangélique est la nouvelle naissance (conversion personnelle) et le baptême du croyant. Selon une définition simplifiée, le terme évangélique au sens strict fait référence aux « Églises de professants »[1],[2].
En 2025, selon le chercheur français Sébastien Fath du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le mouvement compterait environ 700 millions de croyants dans le monde[3].
Étymologie et confusions possibles dans la terminologie
À partir de la fin du XVIIIe siècle, le terme anglais evangelical[4] commence à être utilisé dans le monde anglo-saxon pour désigner les groupements internes au protestantisme qui se distinguent du protestantisme établi par leur insistance sur la piété personnelle et sur le changement de vie, et parfois par un retour à l’orthodoxie religieuse protestante telle qu’elle avait été énoncée par les réformateurs, cela au cours d’un vaste mouvement qu’on appelle le grand réveil[5]. Cette utilisation du terme « évangélique » se répand dans la francophonie au cours de la seconde moitié du XXe siècle (terme et acception popularisés en France vers la fin des années 1960).
Le mot « évangélique » est souvent confondu à tort dans les médias généralistes avec le mot « évangéliste », qui désigne notamment, selon Le Petit Larousse, les auteurs des évangiles canoniques ou la fonction d’un ministère spécifique chargé de l’évangélisation[6],[7].
En français, le terme « évangélique », dont le sens premier est, selon le Larousse, « qui est relatif à l’Évangile, est contenu dans l’Évangile ou est conforme aux préceptes de l’Évangile »[8], était traditionnellement un quasi synonyme de « protestant ». Ce terme était par exemple couramment utilisé dans les noms des églises protestantes historiques issues du luthéranisme ou du calvinisme – qui toutes se réclament de la fidélité à la Bible et particulièrement à l’Évangile – (par exemple : Église évangélique luthérienne de France). Toujours selon le Larousse[8], en allemand, le mot « évangélique » (adjectif evangelisch ou substantif Evangelisch(en)) est généralisé pour désigner le protestantisme en général, à la suite de la fusion, à partir de 1817, des églises réformées et luthériennes sous la pression de l’autorité étatique, notamment dans les territoires prussiens[5]. Le mot « évangélique » est ainsi parfois synonyme dans certaines langues, de « protestant » (luthérien ou réformé)[9].
L’adhésion à la doctrine de l’Église de professants comme caractéristique particulière d’une église évangélique est également commune[1],[2]. Cette doctrine enseigne que l’on devient membre de l’Église par nouvelle naissance et profession de foi[10]. Le baptême est ainsi réservé aux croyants adolescents ou adultes (baptême du croyant)[11],[12]. Cette doctrine a son origine dans la réforme radicale au sein de l’anabaptisme[11].

