Pentecôte – Double fête, même message: des tablettes et du souffle

Imaginez un instant : sur le Mont Sinaï, le peuple attend les Dix Commandements, et en haut de l’Étage, les disciples attendent le Saint-Esprit. Deux événements, deux millénaires d’écart, mais une même urgence : recevoir une direction pour la vie.

Pour Chavou’ot, Dieu donne la Loi écrite sur la pierre pour structurer notre monde ; pour la Pentecôte, l’Esprit souffle sur le cœur pour donner la vie à cette loi. On passe de la gravité de la pierre à la légèreté du vent, comme si Dieu disait :
« Attention à la lettre, mais surtout, écoutez le souffle qui la fait vivre. »

Côté actualité, dans un monde souvent divisé par des règles rigides ou des interprétations qui frottent, cette double fête nous rappelle que la sagesse a besoin de deux ailes.
Les Dix Commandements nous offrent le cadre, la boussole pour ne pas se perdre dans le brouillard des choix modernes. Mais sans le vent de l’Esprit, sans cette capacité à aimer, à comprendre et à pardonner au-delà du code, la boussole reste une pièce de métal. Comme le dit l’adage : « La loi tue, mais l’Esprit donne la vie ».
En 2026, avec toutes nos angoisses numériques et sociales, ce souffle reste le seul antidote contre l’isolement.

Alors, prenons un moment pour savourer ce paradoxe joyeux : Dieu ne se contente pas de nous donner des règles à suivre, il nous donne aussi la force de les aimer. Peut-être est-ce le moment de vérifier si nos « tablettes » sont bien alignées avec notre « souffle ».

Si vous avez l’impression que votre vie spirituelle manque d’air ou, au contraire, de structure, c’est peut-être le signe que la double fête de Chavou’ot et de la Pentecôte a trouvé son chemin jusqu’à vous.
Bonne fête à tous, et que le vent souffle où il veut,
pourvu qu’il nous guide vers plus de fraternité.

La gratitude, un état d’esprit qui transforme !

Alors que la période est à la mise en place et à l’observation des résolutions prises lors du démarrage de la nouvelle année, je vous propose un état d’esprit sans cesse renouvelable, tout au long de l’année, à chaque instant, quelle que soit l’activité, ou mieux, la non-activité entreprise.

La gratitude est (selon Larousse) « une reconnaissance pour un service , pour un bienfait reçu ».
C’est un état d’esprit, une attitude, un sentiment qui se manifeste lorsque nous prenons conscience de ce que l’on a au lieu de se concentrer sur ce que nous avons perdu.

Si on peut exprimer de la gratitude en lien avec un bien matériel, ce sentiment est encore plus durable lorsqu’il s’agit d’une personne ou de quelque chose qui ne s’achète pas. Le moment de qualité, le temps partagé ou pris pour soi au milieu du tumulte, la beauté du paysage, ou encore un évènement qui s’est bien déroulé.

Il y a quelque chose de la grâce dans la gratitude, quelque chose de gratuit, de non redevable ; quand je dis merci, je reconnais le don reçu, j’en prends acte, je valide sans pour autant devoir rendre le pareil. Ce n’est pas si évident ni facile à vivre.

Combien de fois je m’entends dire lorsque je paie un café à un ami « la prochaine fois, c’est pour moi », ou d’être invité à manger chez des amis qui sont venus chez nous il y a quelques semaines seulement ; que dire de « l’échange des cadeaux » à Noël ?

Non pas un sentiment léger et passager ou une gratitude issue de notre éducation de gentil petit garçon ou gentille petite fille qui dit merci, il ne s’agit pas de bonnes manières, mais bien d’un état d’esprit qui vient puiser sa source profondément dans nos valeurs, tellement profondément que sa source pourrait bien venir d’en dehors de nous-mêmes, un peu en nous mais également en dehors, comme là où se tient Dieu.
On peut même éprouver de la gratitude sans être heureux, lorsqu’on traverse une période difficile, triste ou sombre.

Alors oui, la gratitude améliore la santé physique et mentale, diminue le stress et nous protège d’émotions toxiques, tout en nous aidant à traverser les périodes difficiles.

Les psychologues en ont fait un leitmotiv, mais bien avant eux, l’apôtre Paul nous exhortait déjà, comme dans les salutations finales de sa 1ère lettre aux Thessaloniciens
ch.5, v.14 à 18 :
«14 Nous vous y exhortons, frères : reprenez ceux qui vivent de manière désordonnée, donnez du courage à ceux qui en ont peu ; soutenez les faibles, soyez patients envers tous. 15 Prenez garde que personne ne rende le mal pour le mal, mais recherchez toujours le bien entre vous et à l’égard de tous. 16 Soyez toujours dans la joie, 17 priez sans cesse, 18 rendez grâce en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. » Traduction Œcuménique de la Bible 2012

Faites l’essai: prenez un moment de silence, juste maintenant, pour entrer dans cet état de gratitude, en pensant à quelque chose, à quelqu’un, à Dieu.

STOP SUICIDE #LA POUR TOI

Texte intégralement repris de l’association Stop Suicide www.stopsuicide.ch

Comment soutenir un proche
qui va mal ?

Pas évident de savoir quoi faire ou quoi dire quand une personne confie son mal-être et ses problèmes. L’envie d’aider est là, mais on peut être maladroit.e ou se sentir désemparé.e suivant la gravité de la situation.

Repérer le
mal-être
d’un.e proche

Les proches sont souvent en première ligne pour aider quelqu’un qui traverse une période de crise. Encore faut-il réussir à détecter le mal-être, c’est pourquoi en connaître les signes est indispensable. Ami.e.s, collègues ou famille, nous pouvons tous et toutes être attentif.ve.s aux personnes de notre entourage pour repérer les signaux d’alerte du risque suicidaire.

Le signe d’alerte global est d’avoir l’impression de ne plus reconnaître la personne.

Les rouages
du risque suicidaire

Un suicide ou une tentative de suicide est toujours le résultat d’une accumulation de causes, que l’on appelle aussi facteurs de risque. Le fait d’être concerné.e.x par une ou plusieurs de ces causes ne veut pas automatiquement dire qu’on passera à l’acte, mais qu’il y a un terrain nuisible pour la santé mentale. 

Les idées reçues sur
le suicide

Il existe un certain nombre d’idées reçues qui, notamment, nous empêchent d’en parler